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	<title>Centre National de Référence VHA VHE &#187; Hépatite A</title>
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	<description>Centre National de Référence des virus des hépatites à transmission entérique</description>
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		<title>Le virus de l’hépatite A (VHA)</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Mar 2012 06:25:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Hépatite A]]></category>
		<category><![CDATA[Diagnostic]]></category>
		<category><![CDATA[VHA]]></category>
		<category><![CDATA[Virus]]></category>

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		<description><![CDATA[Le virus de l’hépatite A est un petit virus, nu très résistant, abondamment éliminé dans les selles des sujets infectés. Carte d’identité du virus de l’hépatite A Famille : Picornaviridae Genre : Hepatovirus Taille : 27 à 32 nm Capside cubique Génome : ARN de 7,5Kb, simple brin Enveloppe 0 1 sérotype 3 génotypes humains [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le virus de l’hépatite A est un petit virus, nu très résistant, abondamment éliminé dans les selles des sujets infectés.</p>
<p>Carte d’identité du virus de l’hépatite A</p>
<ul>
<li>Famille : Picornaviridae</li>
<li>Genre : Hepatovirus</li>
<li>Taille : 27 à 32 nm</li>
<li>Capside cubique</li>
<li>Génome : ARN de 7,5Kb, simple brin</li>
<li>Enveloppe 0</li>
<li>1 sérotype</li>
<li>3 génotypes humains (IA et IB, IIA et IIB, IIIA et IIIB)</li>
</ul>
<p>Virus très résistant dans le milieu extérieur :  il résiste relativement à la chaleur : il est stable 1 heure à 60°C.  Cette thermorésistance rend compte en particulier de la persistance du  VHA dans les fruits de mer insuffisamment cuits ; c’est ainsi que  l’ouverture des valves, considérée traditionnellement comme un critère  de cuisson des moules, ne s’accompagne pas d’une inactivation totale du  virus. Par ailleurs, le virus reste infectieux de plusieurs jours à  plusieurs mois au niveau des sols et des sédiments marins, de l’eau  douce et de l’eau de mer.</p>
<p>Il résiste également au froid, au pH acide (3 heures à pH 3), aux  solvants des lipides (éther, chloroforme), aux concentrations de chlore  présentes dans les eaux de piscine ou l’eau de boisson (0,1 à 0,2 ppm) .  L’alcool à 70°C est inefficace. Il n’est pas détruit dans le cycle  d’épuration biologique des eaux usées : en effet leur désinfection au  chlore ou à l’ozone n’est pratiquée qu’en amont des zones de baignades  ou des parcs conchylicoles.</p>
<p>En revanche, il est inactivé par l’autoclavage (120°C pendant 20  min), un chauffage à 100°C pendant 5 min, les concentrations de chlore  de 2 à 2,5 mg/l ainsi que par le formol, la ß-propiolactone et les  ultraviolets. Parmi les produits capables d’inactiver le VHA en moins de  3 min, on peut mentionner l’hypochlorite de sodium à 4mg/l et la  solution de Dakin (5 mg/l de chlore)</p>
<p><a name="ch2"></a><strong>2 &#8211; Cycle infectieux du VHA</strong></p>
<p>Le VHA pénètre habituellement dans l’organisme par la voie orale.  Sa résistance au pH acide lui permet de traverser l’estomac, après quoi  il se répliquerait dans les cellules de l’intestin grêle avant de gagner  le foie, où il se multiplie dans le cytoplasme des hépatocytes après  son adsorption sur des récepteurs mucine-like HAVcr-1. Les particules  virales nouvellement synthétisées sont entraînées dans la circulation  générale par le sang des sinusoïdes hépatiques et des veines  centrolobulaires, et vers l’intestin par la bile.</p>
<p>L’excrétion du virus dans les selles débute quinze jours environ  après l’ingestion du virus, augmente jusqu’à la phase de prodromes, puis  diminue rapidement après l’apparition de l’ictère.</p>
<p>La phase de virémie a lieu en même temps que l’excrétion fécale et persisterait en moyenne 79 jours après.</p>
<p><a name="ch3"></a><strong>3 &#8211; Mode de transmission du virus de l’hépatite A</strong></p>
<p>La grande résistance du virus dans le milieu extérieur et  l’excrétion fécale de particules virales à des concentrations très  élevées (108 à 1010/g de selles) rendent compte de ses différents modes  de contamination : La contamination féco-orale par contact direct avec un sujet infecté  représente la modalité la plus fréquente de dissémination du virus. Elle  est favorisée par la promiscuité et le manque d’hygiène. Toute  collectivité favorise également l’apparition de bouffées  épidémiques.&lt;:p&gt;</p>
<p>L’ingestion d’eau ou d’aliments contaminés par des matières fécales  de sujet infecté est responsable de cas isolés ou d’épidémies massives  d’hépatite A. L’insuffisance voire l’absence de réseaux d’assainissement  des eaux usées dans certaines régions défavorisées est responsable de  la contamination par des matières fécales infectées des eaux potables et  secondairement des aliments lavés avec ces eaux souillées et consommés  crus. Il en est de même pour tout aliment préparé par un sujet infecté.  Le relargage des eaux usées contaminées dans l’eau de mer peut être à  l’origine d’une contamination des fruits de mer en particulier des  coquillages bivalves (palourdes, huîtres, coques et moules) qui peuvent  concentrer le virus. Se baigner dans une eau de piscine contaminée peut  aussi être source d’infection.</p>
<p>Les autres modes de contamination sont moins importants sur le plan  épidémiologique. Bien que faible le risque de transmission par voie  parentérale à partir de produits sanguins labiles ou de médicaments  dérivés du sang a été démontré. Il existe aussi une transmission  sexuelle du VHA surtout dans les communautés homosexuelles, favorisée  par les contacts ano-oraux et une possible transmission salivaire, le  VHA étant retrouvé dans la salive et des contaminations au cours de  soins dentaires décrites. Cependant il faut savoir qu’aucune source  infectieuse n’est retrouvée dans près de 40% des cas.</p>
<p><a name="ch4"></a><strong>4 &#8211; Période d’incubation de l’hépatite A</strong></p>
<p>Les manifestations cliniques apparaissent en moyenne 30 jours après la contamination avec des extrêmes allant de15 à 50jours.</p>
<p><a name="ch5"></a><strong>5 &#8211; Manifestations cliniques de l&#8217;hépatite A</strong></p>
<p>L’hépatite A est une affection aiguë en règle bénigne. La fréquence  et la sévérité des signes cliniques augmentent avec l’âge. Alors que  plus de 90% des enfants infectés avant l’âge de 5 ans sont complètement  asymptomatiques, 70 à 80 % des adultes infectés présentent une hépatite  aiguë avec fièvre, troubles digestifs, ictère, urines foncées, selles  décolorées augmentation des ALAT. L’évolution est le plus souvent  spontanément favorable notamment chez l’enfant. La mortalité globale  liée à l’infection par le VHA est estimée entre 0,2% et 0,4% des cas  symptomatiques mais elle dépasse 2% après 40 ans. Elle est le fait des  formes graves subfulminantes ou fulminantes qui s’observent plus  fréquemment chez l’adulte et en particulier ceux porteurs d’une  hépatopathie chronique sous-jacente. Ces formes graves, qui surviennent  aussi au cours de la grossesse, peuvent nécessité une transplantation  hépatique en urgence. Parmi les autres formes cliniques, les formes  cholestatiques d’une durée le plus souvent supérieure à 2 mois, ont une  évolution toujours favorable. Si l’hépatite A n’évolue jamais vers la  chronicité des rechutes apparaissent après une HA symptomatique  apparemment guérie Quant aux manifestations extra-hépatiques, elles  aussi plus fréquentes chez l’adulte (manifestations neurologiques,  thrombocytopénie essentielle, cryoglobulinémie asymptomatique), elles  restent exceptionnelles.</p>
<p><a name="ch6"></a><strong>6 &#8211; Diagnostic de l’hépatite A</strong></p>
<p>Il repose en pratique sur la détection des IgM anti-VHA par méthode  ELISA. Ces anticorps apparaissent quelques jours avant le début de la  symptomatologie puis atteignent leur maximum au bout d’une semaine  environ pour disparaître en 3 à 6 mois. Il a été démontré dans un nombre  restreint de cas (5 %) que ces anticorps peuvent persister près de 1  an.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La place du diagnostic direct est limitée :</p>
<ul>
<li>La recherche de particules virales dans les selles par  microscopie électronique ou immunomicroscopie électronique n’est pas un  diagnostic de routine car cette technique est limitée par la  disponibilité d’un microscope électronique, sa faible sensibilité (105 à  106 particules/gramme de selles) et son manque de spécificité due à la  difficulté de différencier des particules de 27 nm de diamètre d’autres  particules de taille et de forme comparables.</li>
<li>La culture du VHA est délicate et réservée aux laboratoires de recherche.</li>
<li>Quant à l’amplification génique : dans un but diagnostique, ce  sont les séquences du génome les plus conservées qui sont amplifiées par  RT-PCR : région 5’ non codante, VP1/VP3, région 3D codant pour l’ARN  polymérase. L’indication est le cas des hépatites persistantes, dans ce  contexte, le génome peut être détecté plusieurs mois après la  disparition de l’ictère. Dans un but d’épidémiologie moléculaire, c’est  la région VP1/P2A plus variable qui est choisie préférentiellement.  Cette technique est largement utilisée pour rechercher le VHA dans  l’environnement ou les aliments contaminés. L’analyse phylogénique des  souches après séquençage de la région VP1/P2A permet souvent  d’identifier la source de contamination.</li>
</ul>
<p><a name="ch7"></a><strong>7 &#8211; Epidémiologie</strong></p>
<p>Le VHA est un virus ubiquitaire, sa prévalence est variable selon  les pays et dépend étroitement de leur statut socio-économique et de  leur niveau de développement. Les régions de haute endémicité, qui  constituent le principal réservoir de virus, sont caractérisées par un  niveau d’hygiène bas et l’absence de réseaux d’assainissement des eaux  usées. Très tôt, les enfants sont exposés aux VHA.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La maladie est le plus souvent asymptomatique et ne pose pas de  problème de santé publique pour les autochtones. En revanche les  voyageurs non immunisés sont particulièrement exposés : 5% des cas  d’hépatite A aux USA, 20% en France et en Espagne sont consécutifs à des  séjours dans des pays en voie de développement. Les régions  d’endémicité intermédiaire sont celles qui ont vu leurs conditions  d’hygiène s’améliorer rapidement. Les jeunes enfants sont de moins en  moins exposés en revanche le risque d’infection augmente chez les  adolescents et les adultes jeunes. Ainsi, paradoxalement alors que les  conditions d’hygiène sont meilleures, l’HA devient un problème de santé  publique et de fortes épidémies sont à craindre. Les régions de faible  endémie correspondent aux pays les plus développés dans lesquels la  circulation du virus a quasiment disparu. Dans ces régions les  populations sont particulièrement réceptives, le risque d’épidémie en France communautaire par importation de virus sauvage est élevé  particulièrement dans l’entourage d’un sujet ayant séjourné dans une  région endémique. La France qui connaissait, il y a encore peu une  endémicité intermédiaire, est devenue un pays de faible endémicité..</p>
<p><a name="ch8"></a><strong>8 &#8211; Traitement et Prévention</strong></p>
<p>Il n’existe pas de traitement spécifique de l’hépatite A. Les  formes graves, fulminantes peuvent nécessiter une transplantation  hépatique en urgence. Le traitement est avant tout préventif.</p>
<p><strong>Prévention non spécifique</strong></p>
<p>Comme toutes les maladies du péril fécal, la lutte contre  l’hépatite A repose avant tout sur l’amélioration des conditions  d’hygiènes, à la fois sur le plan individuel et collectif. Le respect  des mesures individuelles est déterminant pour le voyageur non immunisé  résidant dans les pays industrialisés et séjournant en zone  d’hyperendémie pour l’hépatite A. La cuisson des aliments doit être  suffisante (120°C) pour inactiver le VHA compte tenu de la résistance de  ce virus dans le milieu extérieur.</p>
<p><strong>Prévention spécifique</strong></p>
<p>L’immunoprophylaxie passive par administration d’immunoglobulines  standards fut la première étape pour la prévention de l’hépatite A.  Cette stratégie a été abandonnée en France depuis la disponibilité de  vaccins contre l’hépatite A en 1992 et la diminution de la  séroprévalence anti-VHA dans la population générale et donc la  difficulté pour obtenir des immunoglobulines avec un taux protecteur  (10-20 Ul/l). Cependant, l’immunoprophylaxie post-exposition reste  indiquée aux Etats-Unis chez les personnes non immunes, contact d’un  sujet infecté (5).</p>
<p>En France, trois vaccins entiers avec deux formulations adultes et  deux formulations pédiatriques sont disponibles sur le marché (voir  tableaux). Les vaccins bien tolérés et fortement immunogènes permettent  d’obtenir des taux de séroconversion entre 88% et 96% au bout d’une  semaine et sont supérieurs à 99% un mois après l’injection.</p>
<p>Les recommandations actuelles concernent les sujets exposés  professionnellement, les voyageurs séjournant dans les pays  hyper-endémiques pour le VHA, les personnes exposées à des risques  particuliers.</p>
<p>&nbsp;</p>
<table cellspacing="0" cellpadding="12" align="middle">
<tbody>
<tr>
<td align="center"><strong>Risques professionnels</strong></td>
<td align="center"><strong>Recommandations particulières</strong></td>
</tr>
<tr>
<td>Vaccination recommandée pour les sujets exposés professionnellement à un risque de contamination :&nbsp;</p>
<p>Personnels des crèches</p>
<p>Personnels d’internats des services et établissements pour l’enfance et la jeunesse handicapée</p>
<p>Personnels de traitement des eaux usées</p>
<p>Personnels impliqués dans la préparation alimentaire en restauration collective</td>
<td>Adultes non immunisés et enfants au-dessus de un an voyageant en zone d’endémie&nbsp;</p>
<p>Jeunes des internats des établissements et services pour l’enfance et la jeunesse handicapée</p>
<p>Patients porteurs d’une hépatopathie chronique, homosexuels masculins</td>
</tr>
</tbody>
</table>
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